(fr)Conversation Avec Eduardo Avila, Directeur Du Projet Rising Voices: “les Voix Boliviennes”

Questions & reponses avec Eduardo Avila, Directeur de Voces Bolivianas,un des premiers projets soutenus par Rising Voices:

Foko:
Eduardo Avila, en quelques mots pour ceux qui ne vous connaissent pas:

Eduardo: Je suis Bolivien, j’habite actuellement à Cochabamba mais
voyage souvent entre différent pays dans le cadre de mon travail; je
suis entre autres éditeur régional de Global Voices Online Latin
America
et
directeur de Voces Bolivianas.
ed
Foko: Quel a été l’aspect le plus satisfaisant du projet Voces
Bolivianas pour les blogueurs qui y participent ?

Eduardo: Plusieurs choses en fait: 1) l’intêret pour beaucoup a été de
découvrir la facilité avec laquelle chacun peut exprimer son point de
vue sur une plate-forme publique en utilisant les différents outils à
leurs dispositions ( photos, vidéos…) 2) Il n’existe pas non plus
de differences de classes sur internet, tous les blogueurs sont sur un
pied d’égalité qui transcendent les barrières économiques, les
barrières de genres, etc…
L’accès au média citoyen permet de donner à tous Boliviens sans
exception de faire entendre sa voix.

Foko: la clé selon vous du succés d’un tel projet c’est…:

Eduardo: Il est important d’identifier rapidement ceux qui ont
commencé à bloguer et qui continueront à le faire de manière régulière après
la fin du projet de sensibilisation au média citoyen.
Quand on sait que seulement 5% des blogs crées sont
encore actifs après un an, nous sommes fiers de pouvoir affirmer que 25% des
blogueurs de Voces Bolivianas bloguent encore régulièrement depuis la naissance du projet.
Il faut pour cela qu’une relation inter-personelle vraie existe avec
chaque blogueur.

Foko
: Quel a été le facteur principal qui vous a motivé à monter ce projet?

Eduardo
: C’etait tout simplement de pouvoir faire quelque chose pour mon
pays. Il y a 10 ans, je travaillais dans un
orphelinat et je voyais la joie de vivre des enfants malgré les
conditions de vie plus que difficile quand on s’occupait d’eux. Après mes études aux Etas-Unis, je
voulais participer à une solution qui serait moins temporaire, plus
basée sur un projet de longue haleine.
Mais je voulais aussi un projet qui aurait un
visage humain et non pas uniquement économique, un projet éducatif où
le developpement personnel serait prioritaire. Par exemple,
le fait que l’un de nos blogueurs à Sucre puisse partager sa vie avec
un blogueur à Madagascar est important dans cet optique.

Foko: Un moment à marquer d’une pierre blanche dans ce projet serait…

Eduardo: Le jour où l’on a traduit le projet en langue Aymara.
Il était important pour la population indienne indigène que leur langue ne soit plus un signe
d’ostracisation sociale mais bien un signe de reconnaissance de leur
indentité propre au sein de la nation Bolivienne. Ils n’avaient aucune raison
à avoir honte de leur langue mais au contraire d’en être fiers et
de ne pas hésiter à raconter leurs histoires dans leurs propres modes de communication.

Questions & reponses avec Eduardo Avila, Directeur de Voces Bolivianas,un des premiers projets soutenus par Rising Voices:

Foko:
Eduardo Avila, en quelques mots pour ceux qui ne vous connaissent pas:

Eduardo: Je suis Bolivien, j’habite actuellement à Cochabamba mais
voyage souvent entre différent pays dans le cadre de mon travail; je
suis entre autres éditeur régional de Global Voices Online Latin
America
et
directeur de Voces Bolivianas.
ed
Foko: Quel a été l’aspect le plus satisfaisant du projet Voces
Bolivianas pour les blogueurs qui y participent ?

Eduardo: Plusieurs choses en fait: 1) l’intêret pour beaucoup a été de
découvrir la facilité avec laquelle chacun peut exprimer son point de
vue sur une plate-forme publique en utilisant les différents outils à
leurs dispositions ( photos, vidéos…) 2) Il n’existe pas non plus
de differences de classes sur internet, tous les blogueurs sont sur un
pied d’égalité qui transcendent les barrières économiques, les
barrières de genres, etc…
L’accès au média citoyen permet de donner à tous Boliviens sans
exception de faire entendre sa voix.

Foko: la clé selon vous du succés d’un tel projet c’est…:

Eduardo: Il est important d’identifier rapidement ceux qui ont
commencé à bloguer et qui continueront à le faire de manière régulière après
la fin du projet de sensibilisation au média citoyen.
Quand on sait que seulement 5% des blogs crées sont
encore actifs après un an, nous sommes fiers de pouvoir affirmer que 25% des
blogueurs de Voces Bolivianas bloguent encore régulièrement depuis la naissance du projet.
Il faut pour cela qu’une relation inter-personelle vraie existe avec
chaque blogueur.

Foko
: Quel a été le facteur principal qui vous a motivé à monter ce projet?

Eduardo
: C’etait tout simplement de pouvoir faire quelque chose pour mon
pays. Il y a 10 ans, je travaillais dans un
orphelinat et je voyais la joie de vivre des enfants malgré les
conditions de vie plus que difficile quand on s’occupait d’eux. Après mes études aux Etas-Unis, je
voulais participer à une solution qui serait moins temporaire, plus
basée sur un projet de longue haleine.
Mais je voulais aussi un projet qui aurait un
visage humain et non pas uniquement économique, un projet éducatif où
le developpement personnel serait prioritaire. Par exemple,
le fait que l’un de nos blogueurs à Sucre puisse partager sa vie avec
un blogueur à Madagascar est important dans cet optique.

Foko: Un moment à marquer d’une pierre blanche dans ce projet serait…

Eduardo: Le jour où l’on a traduit le projet en langue Aymara.
Il était important pour la population indienne indigène que leur langue ne soit plus un signe
d’ostracisation sociale mais bien un signe de reconnaissance de leur
indentité propre au sein de la nation Bolivienne. Ils n’avaient aucune raison
à avoir honte de leur langue mais au contraire d’en être fiers et
de ne pas hésiter à raconter leurs histoires dans leurs propres modes de communication.

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